Voyage dans l'Ouest Américain

 

Jour 2 Dimanche 3 octobre

Un tour dans L.A est décidé. Nous partons pour la rue Olveira, qui est la plus ancienne de la ville et qui date de l'époque des premiers Espagnols.
C'est dimanche. Quelques passants étrangers  se promènent déseuvrés dans cette rue qui est devenu un marché de souvenirs Mexicains.
J'aperçois des locaux Latinos se dirigeant vers une enclave du quartier. Je les suis, et je tombe sur une espèce de place couverte, avec une grotte recontituée avec une statue d'enfant, que l'on me dit bénie par la Sainte Vierge. Une magnifique église ancienne se dresse sur le côté gauche. A l'intérieur, beaucoup de latinos, en famille, prient sur le mode Amérique Latine que je connais bien. On passe sur tout le corps, de celui qui en a besoin, l'offrande qu'on fait au Saint Patron.
Changement de style sur Rodeo Drive, avec ses boutiques de luxe et ses voitures de rêve qui passent devant nous. Photo de l'hotel "Beverly Wilshire" ou Pretty Woman - Julia Robert vécut sa semaine d'Amour avec Richard Gere.
Nous nous promenons sur Holliwood Blvd à la recherche des étoiles d'artistes et je tombe par hasard sur celle de Tim McGraw et de Alan Jackson. Un peu plus tard, je me trouve sur le point le plus haut de la ville pour l'admirer. Mais je vois surtout un beau brouillard sur L.A.
Direction pour Baskerfield à 162 km de L.A. Hôtel + diner dansant au Honky Tonk Trout's avec la aussi un groupe de Country Music.
Cet endroit est connu comme  le précurseur de Burck Owen, de Merle Haggard qui y est né et de tant d'autres. Les puristes vous parleront du son musical spécial de Baskerfield. Il faut dire que la population de cette ville était surtout des pauvres gens qui venaient de l'Oklahoma et qu'ils avaient du ramener leus instruments musicaux de base.
Pendant la soirée, comme il est de coutume aux Us, les clients et les clientes peuvent venir sur scène jouer d'un instrument ou tout simplement chanter. Nous avons eu le droit à une chanteuse "sic" qui je l'espère a un vrai bon job dans la vie. Mais nous avons été bon public. Nous l'avons applaudi quand même.
Mais la surprise vient d'un trés vieux bohomme habillé en cowboy, mais avec une chemise de l'American Flag, que j'avais aperçu assis sur un banc- balancoire. Il nous a fait un récital du tonnerre et nous l'avons rappelé plusieurs fois. Sa fille (enfin, je crois) en fin de chant a du l'aider à le ramener à sa place. Il aurait 84 ans. Je lui souhaite longue vie.

demain,
Bob

Lundi 4 Octobre. Jour 3

Lever de bonne heure et direction le grand et long désert. Notre passage à Baskersfield nous a fait faire un détour, mais ça en vaut la peine.
Nous nous arrêtons dans le désert dans une bourgade : China Lake. Ce lieu existe grace à la présence d'une base Us de la Navy.
Vous avez bien lu "Navy". Imaginons une installation" Marine Nationale" au milieu du Sahara. Je suppose qu'il doit s'y passer des choses que le commun des mortels ne doit pas savoir.
Puis nous traversons la petite ville de trona qui vit uniquement des mines de sel qui l'entourent. Nous sommes au milieu d'un trés, trés ancien lac salé asséché.
Si déja, vous n'êtes pas en forme, n'y allez pas. Je vous promet que ce n'est pas un lieu de villégiature.
Nous continuons cette route qui donne l'impression de jamais finir. Ce trajet mériterait à lui tout seul un déscriptif, tellement tout est grandiose. Les Canyons traversés, les vieux ranchs, les haltes westerns, les fabuleux camions Us, etc......
Et, au recoin d'un détour d'une route, un panneau bleu, avec une flèche à droite qui indique Las Vegas. Et, on se retrouve sur une autoroute à l'Américaine qui finit par nous amener de nouveau au bout d'un grand nombre de km sur le lieu de perdition du jeu, tellement décrié et tant aimé. Je veux parler de "Las Vegas". J'ai quand même un moment de mauvaise humeur. Au lieu de s'engager en direction du Trip, qui nous ferait passer par l'entrée de la ville, devant le panneau archi connu : BIENVENUE A LAS VEGAS, le chauffeur prend un raccourci pour s'engager vers les hôtels. Franchement, passer derrière des batiments et voir leurs parkings à la place du Trip, drôle d'idée.
On dine à l'hôtel, puis sur les indications de Bernard, qui est l'initiateur de ce voyage, nous nous rendons à l'hôtel Harrah's, qui à l'intérieur abrite un temple de la Country. C'est un fan de Toby Keith qui en est le propriétaire et ça se voit par la décoration.
Un groupe de Country " Left Of Centre y passe justement. Le  chanteur Frank Garret, natif de Reno au Nevada, pendant la pause, accepte de bavarder avec moi. Il m'apprend qu'il est passé dans un Festival en France. Les danseurs locaux ne pratiquent que la danse en couple. Mais comme toujours, ils nous font de la place et sont trés admiratifs. On y passe une soirée plus qu'agréable. Mais, les oreilles bouchées, car le gars à la sono avait du bloquer le son en positon trés haute.

Au retour, à pied, on en a profité pour admirer tous ces monuments à la gloire du plaisir.
On peut aller se coucher, journée bien remplie.

demain,
Bob

Mardi 5 Octobre jour 4

Aujourd'hui, notre guide a envie de nous manger tout cru. Il nous montre ce qu'il y a de plus beau à Las Vegas, mais la plus grande majorité d'entre nous attend avec impatience d'aller au Sam Town Casino ou il y a le magasin "Sheplers" le temple du vêtement Country.
Et là, les non initiés sont les plus heureux du monde. De mon côté, je remarque que c'est surtout des affaires touristiques, et que le choix manque. Toujours grace à Bernard, moins 20 % pour tout le monde.
Je peux vous dire que quand nous sommes repartis, les vendeuses avaient un grand sourire et les caisses pleines.
Nous déjeunons enfin dans un vrai snack ricain. On mange avec du café. Une serveuse souriante aux petits soins pour nous et dans une ambiance locale.
Et, comme toujours, j'essaye de sortir des sentiers battus, et nous décidons de suivre un jeune couple de nos amis.
Ils étaient loin de s'imaginer le plaisir qu'ils allaient me faire.
Ils étaient à la recherche d'un hyper centre commercial dédié uniquement à l'art ménager. On se retrouve à plus ou moins 15 km du centre et au détour d'une route, un grand batiment style ancien store western, avec écrit sur le devant:
BARN BOOT - HEATS - WESTERN CLOTHES - etc.........
On finit par trouver l'entrée sur le côté, et là, Sheplers fait figure d'épicerie, à côté de ce que je vois.
Des rangées et des rangées de bottes, de chemises, de chapeaux, de vestes, de Lewis, de Wangler et de ..., et de..., et etc........
Ce store, en fait, est un magasin pour les professionnels et les locaux. Je vois débarquer de vrais cowboys et de Ranchers  pour acheter leurs selles, lassos. Des fermiers, leurs vêtements.
De plus, cet endoit, est truffé de dédicaces, et j'y vois celle de Alan Jackson qui date de une semaine à peine.
Bon vous avez compris qu'on y a laissé aussi "quelques dollars". Franchement, si vous passez dans le coin:
Boot Barn. Las Vegas. 7265 Las Vegas Blvd. South. Las Vegas. NV 89119. www.bootbarn.com
  Et, puis enfin, visite de cet important Hyper Marché. Mais voilà, aux Us, c'est du 110, donc des éventuels soucis en France.
Mais par contre, au Môle d'à côté, c'est le royaume pour les dames. Je n'ai jamais vu autant de magasins de grande marque sur une aussi grande surface de vente.
Il se fait nuit, il faut retourner à Las Vegas. Mais, probleme, pour y retourner justement,,il faut aller plus loin, et je me demande si on est dans le bon bus.
Je suis exténué, heureux, mais crevé, et pour la première fois, dodo à 22 h. Surtout que demain, c'est encore beaucoup, beaucoup de km.

demain

Mercredi 6 Octobre Jour 5

Aujourd'hui, c'est la longue route pour Bryce Canyon en Utah et oh !!! miracle, notre guide nous met de la Country Music, et il commence à converser avec nous.
Peut-être le fait de nous avoir vu faire l'avant veille, faire les petits fous dans le Honky Tonk.
Un petit ralentissement, et nous bifurquons sur une petite déviation à 30 km à l'heure. En fait, on passe sur un plateau pour peser
les transports en commun et les poids-lourds.
Arrêt au Fly Jet à Saint george, et nous arrivons au pays des Mormons. Nous passons un village magnifique, typique de l'Ouest.
Magasins presque d'époque et quincaillerie avec armurerie. Ceux qui me connaissent savent pourquoi j'y suis allé dans ce magasin d'armes Werstern.
Nous arrivons au bout d'une route plus que sinueuse au Ranch: Rockin' R.
Souper à la Cowboy. Vous avez intérêt à ramasser vos couverts à la fin du repas, sinon le Cowboy cuisinier vous regarde d'une telle manière que vous comprenez vite.
Et, le soir, un des moments pour lesquels je suis venu. Brandon, le patron du Ranch, son frère, son père, un cousin et un ami ramènent des instruments de musique et nous organisent un concert Country presque improvisé.
Les filles du Ranch avec un jeune homme, au débût de la soirée, veulent nous présenter une chorégraphie. A notre surprise, il s'agit
de Electric Slide. Nous applaudissons à tout rompre, tout en souriant. Surtout, quand on a commençé nous même à danser. Ils ont fini par se joindre à nous.
Soirée et ambiance géniale dans ce ranch.
Nous nous quittons avec Brandon avec tristesse; Nous avons vraiment sympathisé.
On se couche tard, mais heureux, mais en pensant que les Navajos nous attendent demain.

Donc, à demain.
Bob

Jeudi 7 Octobre jour 6

Direction Page pour le "lake Powell" , mais super arrêt à Kanab qui est surtout appellé: The Little Hollywood. Beaucoup de films Westerns ont été tournés dans cette bourgade. Les magasins sont pleins de souvenirs de tournage.
Et, enfin, du moins pour moi, j'arrive au Barrage  "Glen Canyon",  sur le fleuve Colorado. C'est la retenue d'eau qui est devenue le Lake Powell. En passant le pont, Glen Canyon Dean, qui longe le barrage, je pense à Bert Louder, le père de Dean.
Bert était le ramasseur de lait de la région. Il faisait des innombrables allers retours sur cette route qui est devenu la célèbre Route 89.
Son fils Dean, amoureux de culture Française,  lui aussi originaire de l'Utah, faisait mes délices quand je dévorais ses livres sur
l'histoire Franco-Américaine.
Je suis dans un restaurant, le Butterfield, face au barrage. Je m'aperçois que je ne me rappelle même pas ce que j'y ai mangé. Mon épouse me fait remarquer que je n'ai pas pipé mot pendant tout le repas.
En fait, pour être tout à fait franc, depuis que je suis rentré dans les terres des Dineh du peuple Navajo, je me sens dans dans un lieu de religion.
Je suis mal à l'aise, j'ai l'impression d'être impoli. Cette impression s'accentuera encore plus demain.
Nous allons vers le lac, pour monter à bord du Desert Shadow, un superbe bateau, qui pendant 3h, nous promène sur ce plan d'eau extraordinaire. Ce que l'homme défait, la nature le refait.
Quand nous sortons de Page, nous sommes surpris de voir côte à côte, église catholique, temples méthodiste, luthérien, mormon, et...
Il est prévu de diner au Gunsmoke et d'y pratiquer la Country Dance. Mais en fait, on y soupera seulement, et j'oublierais vite cet endroit.
Demain, c'est Monument Valley, et mes rêves d'enfant.

A bientôt,

Vendredi 8 Octobre. Jour 7

Je suis fébrile, je vais enfin voir Monument Valley, théâtre de tous les Westerns de mon enfance.
Enfin, j'y suis !!!!!!!! Au milieu de ces pick-ups Chevrolet qui vont nous amener, je ressemble à un cheval qui tape du sabot.
C'est fait, nous traversons Monument Valley, et le grand communicateur, que je suis, se tait et admire.
De nouveau, je me sens dans un endroit religieux. Je comprendrais plus tard pourquoi.
Il m'est impossible de vous décrire ces moments, sinon de vous dire: Allez-y !!!!!!!
Les guides Navajos sont plus que géniaux. Ils ont appris des expressions Françaises, comme "" Allez ma poule, on y va mon kiki"", et surtout ""en route Simone"" qui me fait penser à une amie.
Pendant le parcours, les guides Amérindiens arrêtent leurs véhicules pour nous montrer un joli endroit. Ils nous demandent de descendre. Puis, en nous attendant, ils se mettent à chanter, accompagnés d'un Tambourin.
Nous revenons à grande vitesse, pour les écouter. Etrange, toujours ce sentiment qui m'anime. Ils nous demandent de les accompagner dans leurs chants. Nous avons le plaisir de les voir danser. Puis nous finissons par danser nous mêmes.
J'avais remarqué parmi les guides, un Navajo, plus jeune, et habillé d'une manière plus contemporaine.
Il s'avère, qu'il fait des études d'avocat. Qu'il connait la France presque que mieux que moi, qu'il a fait du ski à Briançon.
Ca me remet d'aplomb. Je lui raconte notre vie de Country Music/Dance. Il m'explique qu'il avait compris que nous n'étions pas des touristes basiques, mais des gens qui étaient venus les voir et respecter ce lieu.
Nous parlons de choses et d'autres. J'en viens à parler de leurs coutumes et de leurs anciens vêtements.
En me regardant droit dans les yeux, il me répond en rigolant : Crois-moi, quand il fait 40°, on est mieux dans des fringues de coton que de peau.
Je lui parle des différents noms qu'ils donnent aux ilôts montagneux : Snoopy, Chameau, éléphant, etc. ............
Je sens qu'il a envie de me dire des tas de choses à ce sujet. Mais on on restera là.
Il me montrera au moment de partir leur monument aux morts. Vous savez ces Navajos "Radio"durant la guerre 1940/1945 et la lutte contre le Japon.
J'apprend tout de même, qu'à la fin des saisons touristiques,  les Navajos parcourent le territoire en faisant brûler certains buissons, pour purifier l'endroit.
Ils nous reçoivent, à l'abri du soleil, dans un campement pour y manger. Le Barbecue a l'air d'être leur spécialité.
C'est un bon moment de convivialité.
Retour au camp principal, et au revoir aux Navajos. Ils resteront dans notre cœur.
Ca ne paraît pas, mais on a fait deux états en se baladant à Monument Valley : l'Utah et l'Arizona.
Un ami en partant me dit : "Ca m'a fait drôle de me faire servir un milkshake par un Navajo" J'espère pour lui qu'il retiendra de cette journée autre chose.
Il  est étonnant de voir que c'est, depuis un certain temps, une majorité de Français qui se déplace à Monument Valley.
La popularité en France, depuis une quinzaine d'années, de la Country Music/dance, y est sans doute pour quelque chose.
Pour les Américains qui ont peu de vacances, ce sont surtout des retraités qui y amènent leurs petits enfants. C'est le cas aussi pour les Parcs Nationaux.
Venez  voir les Diney du peuple Navajo, ils ont en besoin !!!!!!!!
Nous repartons pour Gooseneck Park et ses vues merveilleuses.
J'y remarque un gars atypique qui bouquine sous un abri. Avec à côté de lui un immense pickup. Il me voit et me fait signe de m'approcher de lui. C'est un Texan, chapeau, bottes, longues moustaches blanches. Sa femme, faisant le ménage dans son immense camping Car installé plus loin, il a décidé de venir sous l'abri lire son livre tranquille. Pas de bol pour lui, je suis là. Et je le questionne. C'est le ranch man par excellence. Issu du Nord du Texas, il a tout vendu et il fait le tour de son pays pour le visiter.
Le soir, retour pour dîner au Butterfield. Un Duo de Country y chante sur bande de musique enregistrée. Ce sont des artistes un peu agés, mais le public en face d'eux (un groupe de touristes Français) n'adhère pas trop.
Avec quelques amis, ils se reconnaîtront, nous dansons sur leur musique. Nos touristes Français, du coup, se réveillent.
Le repas se passe dans une ambiance extraordinaire et j'invite nos amis Français à ne pas oublier le Tip pour le Duo.
Mais, nous devons nous rendre dans une boîte de Country. La chanteuse nous supplie de rester un peu plus, mais nous devons partir. C'est vrai que nous y avions mis une folle ambiance.
Nous arrivons au Saloon ou le groupe "West Gone" nous attend. Quelle soirée !!!!!!! Cette formation et nous même y avons mis le feu !!! J'adore ces boîtes ou même les clients peuvent, monter sur scène, chanter. On y a même vu un touriste Français donner de la voix. Comme toujours, les artistes sont super sympathiques et admiratifs de nous voir danser sur leurs musiques. De plus, on est enclin à remplir le crachoir (pour le Tip) qui est devant la scène. Alors !!!
Demain, double plaisir : Le Grand Canyon et soirée au Museum Club.

A bientôt !!!!!!!

Samedi 9 Octobre Jour 8

La journée commence bien. Pour la première fois, depuis que je suis aux Us, j'allume la télé au réveil. Et, je me lève avec le clip d'Alan Jackson "As Shes Walking Away" Le poste étant branché sur CMT, j'ai passé ma petite heure à me préparer
avec les clips de mes artistes préférés de Country.
De nouveau, nous sommes sur la route, longue et magnifique. Direction le Grand Canyon. Pour les puristes : Grand se traduit par grandiose.
Oui, c'est grandiose !!! Ce n'est pas la première fois que j'y viens. Et, à chaque fois, je suis épaté de voir étaler, ses stries de millions d'années, qui nous racontent un passé vierge de tous humains.
Mes amis se dispersent, certains vont à la salle de projection pour voir le Grand Canyon. D'autres ont pris l'avion pour le visiter. Dans les deux cas, ils en sont revenus heureux.
Vous verrez en photo jointe les deux petites princesses de notre périple. Les filles de notre amie Patricia.
Nous partons pour Tusayan. Mais nous avons appris que la soirée/Dîner Country au Muséum Club était annulé. Il semblerait que l'organisateur ignorait que cet endroit ne faisait plus restaurant, mais seulement des concerts. Nous serons dirigés à la place vers un restaurant Mexicain de type Tex mex.
Bon, on va se coucher tôt, car demain, lever à 3h pour retourner à Las Végas.

A bientôt,
Bob

 

Dimanche 10 Octobre. Jour 9

Départ à 3h du matin de Flagstaff pour Las Vegas ..... Courageux, non !!!
La route, on ne peut plus droite. Encore plein de paysages extraordinaires. Arrivée à 8h. Puis envol en une heure et demi pour San Francisco.
Promenade dans S A en bus et coup de bol, nous tombons pile pour un week-end de meeting de l'aviation Us.
Nous voyons des avions des différentes armes des USA. Des boeings 747, F 18, F14 et autres appareils qui nous passent, en rase motte au dessus de nos tête pour "éclater" au dessus de la baie. Et tout ça dans un bruit étourdissant.
Nous finissons, avec beaucoup de difficultés pour cause d'embouteillage, par nous rendre au Golden Bridge. Je commence à connaitre cet ouvrage par cœur, mais quel joie de le retrouver, toujours aussi majestueux.
Il y a un magasin de souvenirs tout prés. Je connais le type d'immigration du moment à S A, en fonction de la personnalité
du marchand qui s'y trouve. Cette année, il est d'origine Pékinoise.
Souper à la chinoise dans un endroit qui nous ferait penser que nous sommes dans l'empire du milieu.
Petite anecdote : Je comprend mal l'indication que me donne un serveur, et je me retrouve dans l'arrière salle devant
un parterre de personnes chinoise autour d'une grande table, avec dessus un monceau de dollars.
Devant leurs mines outrées, je bat en retraite et je remet à plus tard ce que je voulais faire.
Avec mon épouse et nos amis, on finit la soirée en se baladant du territoire chinois vers le quartier Italien. La frontière, étant un quartier "chaud".
Au fait, en parlant de frontière. J'y tombe nez à nez avec un officier " Capitaine de vaisseau" de la Navy. On se congratule,
en se marrant et une amie décide de nous prendre en photo. Mais notre officier me demande d'échanger nos couvre-chefs. Et, là j'aperçois une croix sur sa manche. (Voir la Photo) Notre Capitaine est un aumonier !!!

A bientôt,
Bob

Lundi 11 Octobre. Jour 10

Levé de bonne heure et petit déjeuner dans un snack à Chinatown. Les serveuses ont du se lever, elles aussi, de bonne heure : Pas trés gracieuses et pas facile d'avoir du chocolat au lait.
En route pour Carmel, dont un de ces anciens maires était Clint Eastwood. On comprend vite que ce n'est pas Monsieur tout le monde qui y habite.
Une anecdote encore. Un de mes compagnons voit le chapeau Western de ses rêves. Mais, il a une patine sur le devant.
Il me demande de l'aider à négocier le prix. Au moins 10%. Je veux parlementer avec la vendeuse, tout en cherchant l'étiquette, mais l'employée, tout sourire me dit 775 Dollars. J'ai cru que mon ami allait s'effondrer. Ne sachant pas quoi faire, je dis tout penaud à cet ami : It's Carmel my dear !!! et nous nous sommes vite éclipsés.
Ceçi dit, petite ville magnifique. Avec des maisons, style demeures de poupées.
Nous déjeunons dans ce qui veut être un chalet suisse. Bonne cuisine et personnel agréable.
Nous partons pour la péninsule de Monterey. Nous arrivons au bord du majestueux Océan Pacifique.
Monterey est aussi une ville, trés touristique et trés prisée. Le quartier du port de pêche, Cannery Row, est envahi de monde.
Nous finissons notre aprés-midi au "State Park" Henri Cowell Redwoods, connu pour ses immenses Sequoias qui donnent
l'impression de grimper au ciel.
Retour à S.A et dîner au "Enricos". La cuisine y est raffinée. Musique Jazy et Swing avec une petite formation d'une Chanteuse, d'un contrebassiste, d'un pianiste et d'un saxo.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu de danseuses professionnelles dans un établissement. Les messieurs, style des année 50, venaient les inviter à danser.
On est crevé, et on décide d'aller au lit. C'était sans compter sur notre amie Isabelle. Elle entend, nous dit-elle, de la Country de l'autre côté de la rue. Et, on se retrouve dans un vrai Saloon, au milieu de Marines, de marins et d'authentiques amateurs de Rockabilly. On y passe une heure à danser et à se régaler de musique avec ses trois musiciens, qui se démènent sur la scène.
Bon, il faut vraiment rentrer, mais de nouveau, encore un petit bouleversement. Car nous tombons sur une équipe de tournage qui filme une scène de publicité pour un restaurant Italien à la mode. Merci à Mario et à Franchesco, nos amis de l'asso, de nous avoir aidé à comprendre ce que nous disait ces Italos/Americains.
C'est pas fini !!! Sur le boulevard qui remonte à l'hôtel, une voiture de police s'arrête pile devant nous. Deux policiers en descendent et foncent sur nous. En fait, ils arrêtent un gars qui s'était faufilé parmi nous, pour échapper à leur vue.
Quelle journée !!!!!!!!!!!

A bientôt,
Bob

Mardi 12 Octobre. Jour 11

Et bien voilà, c'est le dernier jour aux USA. Mais ce n'est pas fini pour autant. Du moins, je le pensais !!!!!!!!!
Direction vers les hauts de San Francisco pour admirer la ville, et quelle ville !!! Tout est spécial. Ils vont jusqu'à acheter
d'anciens trams pour les installer dans leur cité.
Nous nous dirigeons vers Fisherman's Wharf pour une croisière, avec le Harbor Princess de la baie. C'est magnifique et grandiose. Nous passons même sous le Golden Gate Bridge et trés prés du pénitencier " Alcatraz" qui a reçu Al Capone, gangster de son état.
Nous croisons un croiseur de la US Navy. Impressionnant !!!
Pour une petite, encore, anecdote. Nous avons fait ce tour de mer avec une session de congressistes du Tea Party. Vous savez ceux qui ont donné des difficultés au président Ohbama, lors des élections du mi-mandat. J'ai appris comme ça que leur devise était :
"Ne me marche pas dessus" Tout un programme.....
Aprés le dernier tremblement de terre, la mairie de S.A a décidé de ne pas reconstruire la voie rapide qui longeait les quais, mais d'en faire des lieux de plaisir et de sorties. Bref, d'animations. Et, le Pier 39, avec ses restaurants, ses magasins et ses places de culture, vit le jour. Et, il a maintenant longtemps, il s'y  passa quelque chose de curieux. Les habitants de S.A virent arriver un phoque et un lion demer.
Ils y restèrent quelques jours avant de disparaitre. Les semaines passèrent, puis complètement éberlués, ils s'aperçoivent qu'ls étaient revenus, mais avec leurs congénères. Ils se sont installés depuis sur des pontons qui étaient là. C'est maintenant une distraction de diner avec eux au fameux Pier 39.
Il faut bien rentrer au bercail. Nous finissons quand même par nous diriger vers l'aéroport.
Et, je suis vite mis dans le bain. L'informatique d'Air France est en panne. Et, j'ai la joie de connaitre par cœur le M2
sur lequel je vais piétiner pendant 2H. Nous passons enfin les divers contrôles de police.
ET, nous décollons enfin vers la France !!!!!!!!!!!!!! Enfin je croyais !!!!!!!!!!!!!!!

A bientôt
Bob 

Mercredi 13 Octobre. Jour 12.

Retour en France,
Le décollage est sans histoire. Et, déja , on s'installe dans un ronron tranquille.
Ding-ding : un message du commandant : "Les sorties d'ailes sont bloquées en positon décollage et nous retournons à San Francisco".
Tout ça est dit dans une apparente tranquillité. Silence dans la carlingue pendant 5 secondes et tout le monde se regarde.
Les messieurs rassurent les dames, pour se rassurer eux même.
Deuxième message, avant d'atterrir : Nous allons tourner en rond au dessus de la mer pendant une heure pour vider les réservoirs. (Traduction de votre serviteur)
Des questions commencent : Lorsque qu'un avion a les ailes bloquées en position décollage, peut'il atterir normalement ?
Les hôtesse se baladent parmi nous avec un sourire bloqué jusqu'aux oreilles. C'en est presque touchant.
Nous finissons par atterrir, de nouveau, à S.A sous les applaudissements des passagers. Ca décompresse sérieusement l'ambiance.
Et, maintenant, c'est l'attente. De temps en temps, des messages pour nous expliquer l'avancement de la réparation. Je me crois chez mon garagiste.
Ah, celui-ci est intéressant : on repart dans 15 minutes. Et, puis non : nouveau ding-ding : en fait, il faut attendre l'accord d'un organisme fédéral pour autoriser l'avion à repartir. Nous allons l'attendre 5h. Sic !!! Les Américains ne veulent pas qu'on aillent s'écraser dans l'Océan Pacifique. Ils sont gentils, non !
Je me rend compte que tous mes compatriotes, sans exception, restent stoiques. Mais, ce n'est pas le cas d'une jeune femme de nationalité Américaine, qui commence sérieusement à s'énerver, et d'ailleurs, d'être même franchement désagréable avec le personnel de bord.
Jusqu'à ce que Joêlle, une de nos amies, lui dise sur un ton tranquille mais ferme, de se rassoir. Incroyable, la fille obtempère, et on ne l'entend plus.
Aprés 6h d'attente, on finit par décoller, et on apprend que les plats ont trop chauffé et que la bouffe a cramé.
Quand ça va pas, ça va pas !!! Nous aurons à la place un petit déjeuner amélioré. Re sic !
J'en profite pour dire mon admiration pour le personnel Air France. Ils ne nous ont pas laché pendant tout cet incident.
On jette de temps en temps un coup d'œil aux ailes. Mais, elles sont toujours là !!!!
Le temps passe doucement, et on finit par arriver gentiment à Paris Charles De Gaulle.
J'ai bien écrit qu'on est arrivé à Paris, non ..........Ca doit être vrai.
Quel génial séjour aux USA ! quel plaisir ! que de belles rencontres ! que de magnifiques paysages ! Ca a été trop court ............
Rendez vous au mois de Mars pour de nouvelles aventures Country que je vous raconterais. Non, ce n'est pas la route 66 !!!

A bientôt,
Bob
 

Date de dernière mise à jour : 11/03/2012

 

 

 

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